1816. Elegast est défait et en fuite. Irénion a pris le pouvoir en France et a rétabli le Consulat. Ethelinde recherche quant à elle un moyen de neutraliser les bulles noires permanentes tandis qu'Eleanor tente d'accélérer la production d'armes. Car la menace russe s'accentue et la Faction Rouge du Seigneur de l'Abîme, Vakt, est aux portes de la France.
Toutes les pièces de l'échiquier sont donc en place pour la bataille finale dans ce quatrième et dernier tome de la série Ars Obscura. Et celui-ci s'affranchit définitivement de toute réalité historique en nous proposant toutes les révélations qui manquaient encore, celles-ci confinant à la réalité d'un Autre Monde, dévoilé par Ludwig, le fléau d'Elegast, et au voyage temporel comme source du Mal russe expliqué par Lithian.
Sorcier de sang fait ainsi le pari de la surenchère pour conclure une tétralogie qui a démarré comme une reconstitution plutôt fine d'un Premier Empire fantasmé, et qui se conclue donc dans un univers de Dark Fantasy dans lequel l'épique prend définitivement l'ascendant sur l'historique.
Autant dire que François BARANGER prend le risque de froisser le lecteur qui appréciait la dimension historique de son histoire. Mais reconnaissons-lui aussi un indéniable savoir-faire dans le développement de sa copieuse intrigue. On ne s'y ennuie pas un seul instant même si finalement tout cela pourrait sembler un peu vain en tournant l'ultime page.
Rappelons enfin que ce Sorcier de sang fait suite à Sorcier d'Empire, Second Sorcier et Sorcier empereur, et qu'il convient de les lire dans cet ordre pour en appréhender toute la richesse.
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