La chaleur est étouffante dans la baie de Naples en cette dernière semaine de l'an 79. Rien d'anormal cependant dans la Campanie de l'Empire romain.
Pourtant l'aquarius chargé de contrôler l'alimentation des environs en eau potable a mystérieusement disparu, une anomalie est détectée sur l'aqueduc qui dessert toute la région (l'Aqua Augusta) et une odeur de soufre se fait de plus en plus persistante... Seul Attilius, le nouvel ingénieur chargé par Rome de l'entretien de l'aqueduc, semble se préoccuper de ces phénomènes. Mais quand il fait part de ses craintes aux autorités de la région, il se heurte à un mûr de querelles politiques et de corruption...
On l'aura compris le roman traite de l'éruption du Vésuve qui, en 79, détruisit Pompéi et quelques autres villes environnantes. Pour cela Robert HARRIS s'est appuyé sur une solide documentation sur la vie quotidienne et le système politique sous l'Empire Romain, ainsi que sur la volcanologie. Autour d'elle il développe une intrigue somme toute assez simple et au dénouement forcément attendu.
Personnages historiques et imaginaires sont mêlés dans le récit. Leur caractérisation est toutefois minimaliste, le propos de HARRIS étant avant tout historique dans un format resserré sur une période de quatre jours.
Pompéi est au final un roman historique très intéressant, et aussi très plaisant si tant est que le lecteur ne recherche pas ici une vaste fresque.
