Suite de La pierre de vie, Le rameau vert est consacré à Harry "le jeune", fils du maître maçon Harry Talvace qui bâtit l'église de Parfois et fut mis à mort par Ralf Isambard. En 1228 le jeune garçon vit à la cour du prince Llewelyn qui essaie de préserver l'indépendance du Pays de Galles face aux hostilités du roi d'Angleterre, Henri III. Un concours de circonstances le trouve mêlé à une histoire d'adultère et le conduit à s'enfuir de la cour pour reconquérir son honneur en défiant l'assassin de son père...
Comme son prédécesseur, Le rameau vert est un roman d'aventure qui va droit à l'essentiel, alternant scènes d'action et rebondissements sans guère de temps morts, si ce n'est quand il s'agit de contextualiser le récit dans l'Histoire des relations anglo-galloises dans les années 1228-1231.
Comme son prédécesseur également, la contrepartie est une caractérisation minimaliste des personnages, en dehors de l'honneur extrémiste du personnage principal. En outre le jeune Harry Talvace est calqué sur le profil de son père, tant physiquement que dans son parcours, donnant à ce roman le goût d'une réécriture à peu de frais de La pierre de vie.
Il n'en demeure pas moins que Le rameau vert se lit sans déplaisir particulier, se positionnant comme un divertissement certes intéressant mais qui ne laissera pas une emprunte indélébile dans la mémoire du lecteur.
