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Les lecteurs français connaissent probablement Princess Bride par le film de Rob Reiner. Certains d’entre eux ignorent peut-être qu’initialement l’histoire est inspirée d’un roman d’un certain Simon Morgenstern, illustre inconnu dont l’oeuvre est introuvable. Et pour cause…

Simon Morgenstern est une invention de William GOLDMAN, lui-même étant bel et bien l’auteur du roman qui nous intéresse ici. Sous prétexte de nostalgie de son enfance, en particulier de cette histoire que lui aurait lu son père, GOLDMAN prétend tout le long de son oeuvre qu’il ne fait qu’abréger ce soit disant roman de Morgenstern comportant de longs passages qui ne servent pas l’intrigue et, surtout, l’action.

C’est le premier gag, et non des moindres, du roman qui parut aux États-unis en 1973. Par la suite, GOLDMAN en fera un scénario pour le cinéma, le projet ne voyant finalement le jour qu’en 1987, avec le succès que l’on sait (pas tant au cinéma qu’en vidéo).

Suite au film, J’ai Lu a publié Princess Bride, aujourd’hui épuisé. En 2004, Bragelonne a édité une « Édition du 25ème anniversaire », très largement inspirée de l’édition américaine (jusqu’à sa couverture) publiée, bien sûr, en 1998. C’est de cette dernière édition dont nous parlons ici.

Comme la plupart des lecteurs français ont probablement vu le film avant d’avoir lu le roman, autant le dire tout de suite : les deux se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Ce n’est pas pour rien que William GOLDMAN est à la fois l’auteur et le scénariste de Princess Bride. Les seules différences entre les deux oeuvres sont les suivantes :
- dans le roman l’auteur coupe régulièrement le récit pour expliquer son soi-disant travail d’abréviation, ou ses fictifs souvenirs d’enfance, alors que dans le film le récit est interrompu par le petit garçon qui questionne son grand-père qui lui lit le roman ;
- dans le roman on trouve deux passages conséquents sur les vies de Inigo Montoya et de Fezzik, alors que dans le film elles ne donnent lieu qu’à quelques tirades.

Pour le reste, tout est identique ! De l’intrigue à la forme, en passant par le ton, Princess Bride - le roman - et Princess Bride - le film - sont bel et bien les mêmes oeuvres. A savoir un conte extrêmement bien rythmé, plein d’humour et d’action. Si vous avez apprécié le film vous ne serez pas déçu par le roman ; si vous ne l’avez pas apprécié, le roman n’est probablement par pour vous ; si vous n’avez pas vu le film vous avez des chances de passer un excellent moment à la lecture du roman, surtout si vous aimez sourire, voire rire en lisant.

A noter que l’« Édition du 25ème anniversaire » comporte une suite à Princess Bride : Le bébé de Bouton d’Or. Celle-ci est présentée par GOLDMAN comme le premier chapitre du roman qu’aurait écrit Morgenstern après Princess Bride. Si cette suite ne présente que peu d’intérêt, l’introduction de GOLDMAN, comme celle de l’oeuvre principale d’ailleurs, est à mourir de rire, et vaut donc le détour à elle-seule.

CITRIQ

Princess Bride - William GOLDMAN (The Princess Bride, 1973), traduction de ANGE, illustration de David OGHIA, Bragelonne, 2004, 338 pages

Princess Bride - William GOLDMAN (The Princess Bride, 1973), traduction de ANGE, illustration de David OGHIA, Bragelonne, 2004, 338 pages

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