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1882. Londres. Un homme se présente aux portes de la maison de la famille Trenchard. Il prétend être Sir James Davenall, l'ancien fiancé de l'épouse du foyer, Constance, disparu quelques jours avant leur mariage et que tout le monde croit mort depuis dix ans. Si Constance se laisse convaincre rapidement, il n'en est pas de même du côté de la famille Davenall, en particulier la mère et le frère, ce dernier étant devenu par défaut du premier l'héritier du prestigieux domaine familial. C'est le point de départ d'un incroyable combat judiciaire sur fond de secrets de famille inavouables dans l'aristocratie victorienne.

Comme la plupart des romans de Robert Goddard, L'héritage Davenall est un roman à énigmes qui allie fiction et reconstitution historique. Ici la reconstitution est celle de l'Angleterre victorienne, l'essentiel de l'intrigue se déroulant en 1882. De plus l'intrigue trouve sa source quelques décennies auparavant, remontant ainsi les générations de la famille Davenall. De ce point de vue, l'exercice est brillant et immerge sans difficulté le lecteur dans une atmosphère passionnante, de celle de la noblesse à celle des hôpitaux psychiatrique, en passant par le système judiciaire anglais de la fin du XIXème siècle.

Les personnages sont à l'avenant, tantôt dotés d'une belle humanité, tantôt représentatifs du cynisme de la bourgeoisie anglaise de l'époque. Tous sont complexes mais parfaitement caractérisés. Chacun joue son rôle dans l'intrigue sans sombrer dans un manichéisme facile, et ce jusqu'au dénouement final.

L'héritage Davenall est à tous ces titres une très belle réussite, un thriller historique de la plus belle eau.

L'héritage Davenall - Robert GODDARD (Painting the Darkness,1989), traduction de Elodie LEPLAT, Sonatine, 2019, 704 pages

L'héritage Davenall - Robert GODDARD (Painting the Darkness,1989), traduction de Elodie LEPLAT, Sonatine, 2019, 704 pages

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