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Six mois après les évènements narrés dans Chien du heaume, le personnage éponyme se morfond de la perte de ses doigts dans le château du Seigneur Bruec. Mais ses amis l'aident, l'un lui forgeant une griffe de fer pour remplacer son pouce manquant, l'autre l'entraînant dans son ultime quête. Chien accompagne ainsi Bréhyr sur les traces du dernier homme qu'elle doit tuer pour que sa vengeance soit complète. Ce faisant, Chien retrouvera sa mère et apprendra enfin son nom, et tentera surtout de donner un sens à sa vie.

  

Car comme Chien du heaume, Mordre le bouclier est avant tout un roman introspectif. Le bruit et la fureur du Moyen Age ne sont qu'un cadre physique à un univers psychique, lequel est la résultante de personnages torturés et fragiles en dépit de leur force apparente. On y trouve aussi une dimension mythologique, laquelle était quasi inexistante dans Chien du heaume. Encore est-il que cette dimension est toute relative dans la mesure où elle est incarnée par ces chevaliers de retour de la première croisade, et pendant laquelle ils n'ont trouvé que mort et souffrance, à défaut de Dieu.

  

Et puis il y a toujours l'écriture de Justine NIOGRET. Percutante et superbement travaillée, elle rend l'univers décrit parfaitement crédible et allie de la plus belle des façons qui soit la violence d'une époque aux émotions des humains qui y vivent et la font.

 

Avec ce deuxième roman Justine NIOGRET confirme donc ses grandes qualités de romancière. On peut donc la rassurer en la paraphrasant : elle a bel et bien produit un « bon peigne ».

 

Saluons également la postface de Jean-Philippe JAWORSKI qui nous apporte un éclairage passionnant sur le roman.

 

NB : Il est possible de lire le prologue de ce roman en suivant ce lien.

 

CITRIQ

Mordre le bouclier - Justine NIOGRET, illustration de Johann BODIN, Mnémos collection Icares, 2011, 224 pages

Mordre le bouclier - Justine NIOGRET, illustration de Johann BODIN, Mnémos collection Icares, 2011, 224 pages

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