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Premier tome d'une série en cinq volumes intitulée Le Protectorat de l'ombrelle, Sans âme s'inscrit dans la tradition du steampunk puisqu'il se déroule dans une Angleterre victorienne où cohabitent de manière parfaitement organisée les humains et des créatures diverses comme les vampires, les loups-garous et les fantômes. Plus rares sont les paranaturels, c'est-à-dire des humains dont la principale caractéristique est de ne pas avoir d'âme, ce qui a pour avantage de neutraliser les pouvoirs des autres créatures fantastiques, mais ne va pas sans poser quelques difficultés dans la bonne société londonienne.

Miss Alexia Tarabotti en sait quelque chose puisqu'en voulant cacher sa condition elle est amenée à se conduire de manière peu orthodoxe. C'est d'ailleurs pourquoi elle n'est pas mariée et qu'elle est considérée comme une vieille fille (elle a vingt-six ans vous comprenez). Mais ce qui est encore plus choquant, c'est qu'un vampire totalement ignorant de la condition de Miss Tarabotti (comment est-ce possible dans une société si organisée ?) attaque celle-ci dans la bibliothèque d'une demeure où se déroule une quelconque mondanité. Heureusement, son défaut d'âme neutralise le pouvoir du vampire (ses dents), son épingle à cheveux et son ombrelle faisant le reste. Mais Miss Tarabotti est aussi quelque peu maladroite, et tue accidentellement le vampire. Et ce n'est que le début d'une succession de mésaventures qui la conduisent au coeur d'une machination visant à totalement désorganiser cette bonne société britannique, et la vie de notre héroïne...

Ce premier roman a d'emblée une grande qualité : son humour. Dès les premières lignes, le lecteur se laisse aller à sourire, voire à rire de ce personnage so british qu'est Miss Alexia Tarabotti. Et cela ne cesse quasiment jamais de tout le roman que l'on peut donc considérer comme une farce particulièrement réussie. De même la société victorienne de Gail CARRIGER est du plus bel effet, et donc crédible aux yeux de qui s'y aventure. Malheureusement tant l'univers que l'humour de l'auteure font passer l'intrigue au second plan. Il est vrai que celle-ci n'est pas spécialement originale, qu'elle est quelque peu simpliste, et qu'elle ne présente quasiment rien d'inattendu.

Les sentiments sont donc mitigés à la fin de cette lecture. C'est toutefois la sensation d'avoir passé un excellent moment de légèreté qui l'emporte, ce qui n'est pas si courant.

CITRIQ

Le Protectorat de l'ombrelle - Gail CARRIGER (The Parasol Protectorate) ; Sans âme (Soulless, 2009), traduction de Sylvie DENIS, Orbit, 2011, 312 pages

Le Protectorat de l'ombrelle - Gail CARRIGER (The Parasol Protectorate) ; Sans âme (Soulless, 2009), traduction de Sylvie DENIS, Orbit, 2011, 312 pages

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