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Faris Nallanine est l’héritière d’un petit duché d’Europe centrale. Trop jeune pour exercer son titre, elle est contrainte d’en laisser la régence à son oncle et de s’exiler dans un collège français. Celui-ci est pour le moins austère mais on y enseigne l’inattendu : la magie. Dans une Europe partagée entre des pays bien réels, et d’autres purement imaginaires, Faris est donc appelée à apprendre ce qu’elle ne soupçonnait pas. En substance, elle comprend que l'univers est une mosaïque de cinq sphères. Le monde connu est la sphère terrestre, la plus basse et la plus matérielle, qui se trouve au coeur de quatre sphères célestes enchâssées : Septentrion, Midi, Levant et Ponant. Chacune de ces dernières est dotée d'un gardien dont les magies respectives sont les garantes de l'équilibre de la sphère terrestre, laquelle est quasiment dépourvue de toute magie. Une fois ces bases acquises elle apprend également qu’elle est appelée à devenir gardienne du Septentrion, et que pour ce faire elle doit refermer une brèche ouverte par l’une de ses ancêtres, et qui met à mal l’équilibre de sa région d’origine. Dans cette dernière, les machinations politiques font en effet rage, l’enjeu n’étant rien de moins que le propre duché de Faris.


En dépit de son titre et de sa thématique, Le collège de magie est une œuvre personnelle en tous points, à commencer par son ambiance et son ton. L’ambiance est en effet celle de l’Europe du début du XXème siècle, caractérisée par les premiers résultats concrets de la révolution industrielle, et par le raffinement des élites de la société. Le ton est à l’image de ce dernier ; Faris, et encore plus sa meilleure amie, Jane, sont dotées d’une éducation très « anglaise », et de l’humour que l’imaginaire collectif y rattache généralement. En outre, la magie qui est au cœur du roman est très subtile dans sa théorie comme dans sa pratique.


On touche certainement ici à la principale faiblesse du roman. Le lecteur se perd en effet facilement dans ce qui lui est raconté tant le système de magie est complexe. De même les intrigues politiques sont parfois difficiles à appréhender, l’auteure ne parvenant pas à nous en démêler tous les fils. Pour autant le roman se laisse lire avec plaisir et se comprend finalement parfaitement bien. Seuls quelques points resteront probablement obscurs dans l’esprit du lecteur. Et comme l’univers décrit est intéressant et les personnages attachants, Le collège de magie se pose in fine comme un divertissement de qualité.

 

CITRIQ

Le collège de magie  (A College of Magics, 1994), traduction de Patrick MARCEL, Livre de Poche collection Fantasy n° 31511, 2009, 544 pages

Le collège de magie (A College of Magics, 1994), traduction de Patrick MARCEL, Livre de Poche collection Fantasy n° 31511, 2009, 544 pages

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