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Après sa formation dans le Hall de Fer, Durendal devient Lame du roi auprès d'un petit noble sans envergure. C'est pourtant à la Cour qu'il va forger sa réputation et gravir les échelons de sa stricte hiérarchie, en dépit des multiples complots auxquels il devra faire face...

Comme revendiqué dans le quatrième de couverture, L'Insigne du chancelier est un mélange de deux genres littéraires : le roman de cape et d'épée d'une part, la Fantasy d'autre part. Manifestement Dave DUNCAN a déjà pour objectif de rendre hommage aux romans d'Alexandre DUMAS père, les Lames du roi ne pouvant que rappeler les fameux Mousquetaires mis en scène dans une trilogie bien connue. Mais l'analogie ne s'arrête pas aux seules castes militaires puisque les mœurs de la Cour du roi Ambrose IV, ainsi que les modes vestimentaires, rappellent beaucoup ceux de la France du XVIIème siècle décrits par DUMAS.

DUNCAN enrichit par ailleurs son univers d'un élément propre à la Fantasy : la magie. Celle-ci est par exemple représentée par les Sœurs Blanches, vulgairement appelées renifleuses, et qui sont à même de détecter tout danger pour le roi en fouillant les pensées de ceux qui l'entourent. Ce sont aussi certains de ses ennemis capables de lancer des conjurations contre lui. Ce sont encore les Lames elles-mêmes, dont les cérémonies officielles font intervenir des pratiques occultes, et qui n'ont aucun besoin de dormir.

C'est dans cet univers original que l'auteur nous raconte l'histoire de Messire Durendal, la plus fameuse Lame. Pour cela il met en œuvre une prose simple et, surtout, un rythme extrêmement soutenu. De ce point de vue, L'Insigne du chancelier ne met d'ailleurs l'accent que sur l'action, la psychologie des personnages étant quasiment passée sous silence. Seule celle de Durendal est subrepticement mise en avant, encore qu'elle soit réellement simpliste puisque basée uniquement sur l'honneur attenant à sa charge.

L'impression laissée par lecture de L'Insigne du chancelier est donc duale. D'un côté l'alliance d'une histoire de cape et d'épée à d'éléments propres à la Fantasy est excellente et motivante pour tout lecteur friand d'aventures hautes en couleur. De l'autre, le manque de profondeur des personnages limite fortement l'intérêt de la lecture. Dave DUNCAN aurait gagné à s'attarder plus longuement sur les personnages secondaires et à complexifier quelque peu le caractère du personnage principal. Pour cela, par exemple, il aurait pu meubler les longs moments de la vie du héros qui sont totalement passés sous silence.

Cela sera peut-être mis en œuvre dans les tomes à venir. Car Les Lames du roi ont donné lieu à deux trilogies de la part de l'auteur, seule la première ayant été publié pour le moment en France.

 

CITRIQ

L'Insigne du chancelier - Dave DUNCAN (The Gilded Chain, 1998), traduction de Cédric PERDEREAU, illustration Laurent BEAUVALLET, Livre de Poche collection Fantasy n° 27005, 2007, 512 pages

L'Insigne du chancelier - Dave DUNCAN (The Gilded Chain, 1998), traduction de Cédric PERDEREAU, illustration Laurent BEAUVALLET, Livre de Poche collection Fantasy n° 27005, 2007, 512 pages

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