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Walter Hartright, jeune professeur de dessin, vient en aide à une belle et mystérieuse femme toute de blanc vêtue et apprend peu après qu'il s'agit d'une malade échappée d'un asile d'aliénés. Le jour suivant, il se rend dans le Cumberland où il s'est vu offrir un emploi ; or l'une de ses deux élèves, Laura Fairlie, est dotée d'une troublante ressemblance avec l'inconnue qu'il a secouru la veille. En tombant amoureux de son élève il va alors se trouver au cœur d'une sordide machination...

La Dame en blanc est souvent présenté comme le premier roman policier de l'histoire de la littérature. De fait, et sans entrer dans une vaine polémique sur ce point, il s'agit d'un roman à énigme dont la structure et le ton sont d'une incroyable modernité relativement à sa date de publication (1860). W. Wilkie COLLINS y compile le récit de Walter Hartright, mais aussi les interventions épistolaires des divers protagonistes de cette histoire, le tout dans un ordonnancement implacable pour que le suspense soit ménagé jusqu'aux ultimes pages d'un roman de belle taille.

Le lecteur du XXIème siècle appréciera aussi la caractérisation des personnages de cette Angleterre victorienne. Loins d'être désuets, à l'exception peut-être des relations amoureuses entre hommes et femmes, ils permettent de s’immerger dans une époque révolue, celle d'une bourgeoisie cynique et prête à tout pour acquérir et conserver sa position. On pourra également être impressionnés par quelques beaux portraits de femmes, beaucoup n'étant pas que des potiches.

La Dame en blanc est donc un roman à (re)découvrir sans hésiter. En dépit de ses 160 ans, le lecteur d'aujourd'hui aura bien du mal à lui trouver une quelconque ride, surtout s'il apprécie les romans à énigme. Il y trouvera aussi la source d'inspiration de nombre d'auteurs contemporains, qu'elle soit assumée ou non. Les connaisseurs de Robert GODDARD ne le nieront pas.

La Dame en blanc - W. Wilkie COLLINS (The Woman in White, 1860), traduction de Lucienne LENOB, Phébus, 1995, 560 pages

La Dame en blanc - W. Wilkie COLLINS (The Woman in White, 1860), traduction de Lucienne LENOB, Phébus, 1995, 560 pages

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