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La lecture de L'âme du mal est pour moi l'occasion de découvrir l'oeuvre de Maxime CHATTAM. C'est aussi son premier roman publié, lequel remporte depuis un grand succès jamais démenti.
 
Le pitch est très classique. Il s'agit d'une enquête menée par le jeune enquêteur Joshua Brolin, transfuge du FBI au sein de la police de Portland, Oregon. Un tueur en série qu'il a abattu un an auparavant semble avoir ressuscité ; des cadavres de femmes sont en effet retrouvés atrocement mutilés, les sévices dont elles ont été victimes ayant tout du rituel satanique. Assisté d'une étudiante en psychologie, seule rescapée des griffes du tueur par ailleurs, Brolin traque celui qui a tout du « fantôme »...
 
Le moins que l'on puisse dire c'est que Maxime CHATTAM ne ménage pas ses personnages, leur faisant vivre les pires atrocités tout en se montrant fort généreux en détails anatomiques. Il se montre aussi plutôt subtil dans la caractérisation de ses personnages, en particulier au regard de sa jeunesse et de son manque d'expérience au moment de l'écriture du roman. Le personnage principal, Joshua Brolin, est ainsi tout particulièrement attachant, alliant qualités professionnelles et faiblesses personnelles. L'auteur le dote ainsi d'une humanité le rendant particulièrement crédible.
 
Mais ce qui ressort surtout de L'âme du mal c'est la mise en scène très précise des techniques de profilage criminel et de l'arsenal scientifique à disposition des enquêteurs. CHATTAM exploite ici les concepts qu'il a acquis lors d'une formation en criminologie, couvrant tous ses aspects, de la psychologie criminelle à la médecine légale. Grâce à cela il donne à son roman une légitimité quasi documentaire.
 
Si l'on considère que le jeune écrivain a le sens du rythme, du suspense et de l'atmosphère (pesante, comme il se doit), on comprend que l'on est ici en présence d'un très bon roman noir, à la fois divertissant et intéressant. C'est certainement pour toutes ces raisons qu'il est le lauréat du Prix Sang d'encre 2002. Reste à savoir si le jeune auteur transformera l'essai, notamment dans la suite quasi annoncée dans le texte à cette Âme du mal.
CITRIQ
L'âme du mal - Maxime CHATTAM (2002), Michel Lafon, 2002, 528 pages

L'âme du mal - Maxime CHATTAM (2002), Michel Lafon, 2002, 528 pages

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