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Laurent GENEFORT est un écrivain français spécialisé dans l'imaginaire et à la bibliographie fournie. Il est notamment connu pour le cycle qu'il a consacré à l'univers d'Omale, le premier tome éponyme ayant reçu le prix Rosny Aîné en 2002. C'est celui-ci qui fait l'objet de la présente chronique.

Omale est un monde si vaste que nul n'en connaît les limites et que tous le pensent plat. Trois races y cohabitent plus ou moins bien, les humains, les chiles et les hodgkins. Six pèlerins, représentants de ces trois races, convergent les uns vers les autres dans un voyage auquel ils ont été conviés mystérieusement depuis des années. Chacun a en effet reçu, en même temps que son billet sur le dirigeable Yyalter, un fragment gravé d'une même coquille d'oeuf. Sa reconstitution éclaircira-t-elle le mystère de leur épopée ? Seul le fejij, subtil Jeu des Relations, semble pouvoir le déterminer, chaque perdant devant livrer aux autres son histoire, le gagnant devant, lui, prendre la tête du groupe.

En découle une narration qui alterne les points de vue et les histoires individuelles. La technique n'est bien sûr pas sans rappeler Hypérion, même si Laurent GENEFORT se démarque rapidement de cette illustre comparaison. A la dimension cosmique de l'oeuvre de Dan SIMMONS il préfère une approche plus terre à terre en distillant moult détails historiques, sociologiques et écologiques sur Omale. Il est vrai que l'univers s'y prête et qu'il est de fait un terrain propice au développement de ses idées en termes d'altérité des civilisations extraterrestres. De ce point de vue il rend un hommage à peine dissimulé à l'oeuvre de Jack VANCE.

Le style de GENEFORT est à l'avenant, alliant à la simplicité de l'intrigue un vocabulaire parfois complexe, notamment quand il aborde la physique d'Omale, et surtout dans le choix de certains noms propres littéralement imprononçables. Il n'en demeure pas moins que le roman se lit facilement, même si son intrigue donne une désagréable sensation d'artificialité. Quant à la conclusion, elle tombe un peu à plat et semble finalement vaine.

Au final ce premier roman dans le cycle d'Omale est une demie déception. S'il n'y a rien de rédhibitoire en soi, il n'est pas non plus suffisamment convaincant pour enchaîner directement avec Les conquérants d'Omale. La crainte d'une lassitude prématurée dans le cycle y est pour beaucoup.

CITRIQ

Omale - Laurent GENEFORT (2001), illustration de MANCHU, Denoël collection Lunes d'Encre, 2012, 880 pages

Omale - Laurent GENEFORT (2001), illustration de MANCHU, Denoël collection Lunes d'Encre, 2012, 880 pages

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