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Ce qui caractérise la planète G-101/2 ce sont les tapis de cheveux. Tissés manuellement par des hommes avec les cheveux de leurs femmes et filles, le travail est si méticuleux qu’un seul tisserand ne peut fabriquer qu’un unique tapis dans sa vie. Mais la vente de celui-ci aux représentants de l’Empereur assurera l’avenir de son héritier et de sa famille. Il en va ainsi de génération en génération, alors même que la vie de l’Empereur est remise discrètement en question…

Tel est le thème central du premier roman d’Andreas ESCHBACH. C’est donc une idée on ne peut plus originale, couplée de surcroît à une technique narrative pour le moins inattendue, ainsi qu’à un style très agréable. Chacun des 17 chapitres est dédié à un ou deux personnages, sans liens directs entre eux, si ce n’est les fameux tapis de cheveux. Et c’est ainsi que l’auteur construit petit à petit son intrigue, jusqu’au dénouement final et à l’épilogue qui nous ramène en partie au premier chapitre. On peut encore ajouter à cette originalité le fait qu’Andreas ESCHBACH écrit très bien et qu’il sait insuffler au lecteur les émotions vécues par ses personnages.

Toutefois, le fait que l’on ne s’attache pas particulièrement à un ou plusieurs personnages est regrettable. L’oeuvre se lit en effet plus comme une succession de plusieurs nouvelles que comme un roman à part entière. Cela donne une impression de manque d’unité et l’on ne peut s’empêcher de regretter de ne pas savoir ce que sont devenus certains personnages, comme le jeune flûtiste ou le fameux Nillian. Ces défauts sont toutefois mineurs par rapport à l’originalité de l’oeuvre. Et il faut saluer la qualité de cette première oeuvre.

CITRIQ

Des milliards de tapis de cheveux - Andreas ESCHBACH (Die Haarteppichknüpfer, 1995), traduction de Claire DUVAL, illustration de Vincent MADRAS, J'ai Lu collection Science-Fiction, 2004, 320 pages

Des milliards de tapis de cheveux - Andreas ESCHBACH (Die Haarteppichknüpfer, 1995), traduction de Claire DUVAL, illustration de Vincent MADRAS, J'ai Lu collection Science-Fiction, 2004, 320 pages

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