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La Rose Blanche conclut la première trilogie de la Compagnie noire en y rassemblant les mêmes qualités que dans les deux précédents volumes. Glen Cook nous avait initié à la double narration dans Le château noir. Cette fois-ci il se lance dans la triple narration. L’une se déroule dans un passé lointain, une autre dans un présent tel que Toubib sait si bien nous le raconter, la troisième dans un passé très proche, et que l’on peut mesurer au temps qu’il faut à une lettre pour arriver à un destinataire. Bien entendu, le jeu consiste à tenter de relier les trois récits, ce qui n’est pas toujours chose facile, d’autant que la césure entre le Bien et le Mal est toujours aussi difficile à cerner, à l’instar de ce que l’on a pu ressentir à la lecture de La Compagnie noire, premier tome de la série.

Notons aussi que la Compagnie noire, en tant qu’entité, est bien moins présente que dans les deux premiers volumes. L’action se concentre plus sur son narrateur de Toubib qui, pendant une bonne partie du roman, se trouve isolé du reste de la Compagnie.

Cela n’empêche pas la première trilogie de la Compagnie noire de rester cohérente et, surtout, de nous maintenir dans une ambiance glaciale de la première à la dernière ligne. Même la fin, que certains peuvent juger optimiste, nous laisse une impression de malaise. Cela donne une grande partie de sa force à cette oeuvre.

CITRIQ

La Rose Blanche - Glen COOK (The White Rose, 1985), traduction de Alain ROBERT, illustration de Didier GRAFFET, L'Atalante collection La Dentelle du Cygne, 1999, 448 pages

La Rose Blanche - Glen COOK (The White Rose, 1985), traduction de Alain ROBERT, illustration de Didier GRAFFET, L'Atalante collection La Dentelle du Cygne, 1999, 448 pages

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