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John Smith est un jeune professeur tout ce qu'il y a de moyen. En 1970, après une soirée passée avec sa petite amie, il est victime d'un accident de voiture qui le plonge dans le coma pendant près de cinq ans. A son réveil il est doté d'un don qui n'était jusqu'alors que latent : par simple contact avec une personne ou un objet il est capable de voir le passé et l'avenir en lien avec l'un ou l'autre. Plus qu'une bénédiction, ce don est une torture pour le jeune homme ; non seulement il est considéré comme un charlatan par une partie de la presse, mais ses visions les plus marquantes sont souvent liées à des événements violents, ce qui ne facilite pas sa reconstruction.

Pendant cette dernière John Smith est amené à croisé la route de Greg Stillson. Homme violent et ambitieux, celui-ci est prêt à tout pour arriver à ses fins. Celles-ci sont d'ailleurs en lien avec la politique, univers propice aux pratiques illégales. En lui serrant la main pendant une campagne électorale, John Smith voit un avenir apocalyptique dans le succès politique de Stillson. Dès lors, n'ayant d'ailleurs plus que cela (sa petite amie s'est mariée avec un autre, la campagne diffamatoire d'une certaine presse l'empêche de reprendre son travail d'enseignant...), le jeune homme cherche à tout prix un moyen de mettre fin à l'ascension du politicien véreux.

Au moment de sa publication à la fin des années 1970, Dead Zone était un roman anachronique dans la production de Stephen KING. Pour la première fois en effet il délaissait l'horreur pour développer une intrigue au fantastique léger sur fond de thriller politique et d'histoire d'amour tragique. Cela lui vaudra un important succès public et, quelques années plus tard, une adaptation cinématographique réussie de la part de David Cronenberg.

De fait Dead Zone est un bon roman mettant en scène des personnages pertinents dans le cadre d'une intrigue parfaitement rythmée. Pour le lecteur d'aujourd'hui il n'y a guère que la connaissance probable du film qui vient en atténuer quelque peu les éléments de suspense, caractéristique que l'on ne peut évidemment pas reprocher à l'auteur. Et si l'on cherche vraiment à exprimer des doléances ce serait certainement en lien avec l'absence d'exploitation complète de la dimension politique de son histoire ; il est vrai aussi que le roman est court relativement à la production habituelle de KING.

CITRIQ

Dead Zone - Stephen KING (The Dead Zone, 1979), traduction de Richard MATAS, Le Livre de Poche, 1984, 352 pages

Dead Zone - Stephen KING (The Dead Zone, 1979), traduction de Richard MATAS, Le Livre de Poche, 1984, 352 pages

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